BOUFFONS
Cette création explore les dérives de l’abondance et la perte de sens dans notre société contemporaine.
À travers une dystopie burlesque, nous interrogeons l’hubris moderne, où l’accumulation et la surproduction ont remplacé l’essentiel.
Ce spectacle met en lumière l’absurdité d’un monde obnubilé par le "trop", où l’homme, bouffi par l’orgueil et la vanité, perd de vue l’humanité et la raison.
L’Homo modernus tire sur l’élastique de sa puissance illusoire jusqu’à ce que cela lui revienne en pleine figure !
La Cie Dédale de Clown poursuit son désir de traiter un thème actuel et d’en explorer la veine comique.
Le style théâtral du bouffon nous intéresse particulièrement pour sa capacité à dénoncer le pouvoir et à caricaturer les travers humains par le rire. Le bouffon, par sa folie apparente, révèle les vérités que la société préfère ignorer.
Le bouffon dit la vérité au roi et sa folie recèle des éclairs de lucidité.
Mieux vaut rire de notre civilisation de plus en plus folle, de plus en plus tragique où prévaut le J’ai donc je suis !
Est-ce vraiment la fin de l’abondance ?
Est-ce vraiment la fin ?
Dans une civilisation qui a perdu le sens et la raison, comment trouver la force de changer ?
Comment trouver le goût de la révolte et dire NON ?
Comment renouer avec l’art de vivre ensemble dans une civilisation qui perd ses repères ?
Dans cette nouvelle création, nous voulons proposer une poésie du désordre : de l’aliénation à la libération, du terne au joyeux, de l’apocalypse à la fête subversive !
Au point où nous en sommes, tant qu’à faire, soyons optimistes !
Synopsis
Deux ouvriers s’affairent sur un chantier chaotique, le jour de la pose de la première pierre d’une future "cité idéale" — mais le lieu, encombré et désordonné, les défie et semble vivre sa propre vie. Ce capharnaüm les déborde. Ils sont face à un désordre qui résiste à toute tentative d’ordre. Le chantier les engloutit sous les matériaux et les objets superflus. Ils deviennent prisonniers de leur propre illusion, épuisés par une tâche sans fin.
Coincés dans l’absurdité d’un système, un déclic survient quand l’un d’eux trouve comment tout arrêter. Au lieu de la cérémonie protocolaire, ils transforment le discours officiel en une farce bouffonne, dénonçant les promesses creuses de la "cité idéale" et les dérives d’une société obsédée par le "trop". Le spectacle s’achève en fête joyeuse et subversive avec le public, transformant l’apocalypse en célébration collective du "STOP".